Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es

plat les terrassesPhoto prise au restaurant les Terrasses d’Uriage le 09-11-2013

Manger est naturel

Se nourrir fait parti des besoins fondamentaux de l’être humain et de toutes les espèces vivantes. Manger est un acte fondateur de l’Être. Cela signifie que la nourriture qu’ingère l’Homme rejoint l’essence* de l’individu. Les régimes alimentaires – carnivore, végétarien, végétalien, crudivore… respirien – existent seulement dans le règne humain. Ils servent tous des besoins et des valeurs différents.

Une question de choix

Nous avons la chance de vivre dans un pays où la nourriture est en abondance et partout. Cela engage chacun dans ses choix personnels, ce qui peut aussi engendrer des troubles plus ou moins importants à différents niveaux : celui de l’équilibre alimentaire, celui de l’éthique, celui de la culture. Que choisissons-nous quand nous mangeons ce que nous mangeons ?

Une question de représentation

L’homme en projetant sur la nourriture des affects, des croyances a donné aux aliments un pouvoir sur sa manière de se nourrir. Tel aliment est mauvais pour la santé, tel autre vous garantit une longévité à toute épreuve. Il suffirait donc de manger seulement les aliments que vous jugeriez bon pour aller bien tant physiquement que psychiquement ? Encore faudrait-il se mettre d’accord sur ‘l’aliment bon ». Il y a donc une part subjective, la notre, qui fait que ce que nous ingérons nous donne ce que nous croyons: un joli teint, la ligne, de la force… Cela voudrait-il dire que ce que nous considérons comme mauvais nuit à notre équilibre ? Alors pourquoi, ce qui est bon pour certains est mauvais pour d’autres avec des effets différents en fonction de notre représentation ? Pourquoi le chocolat n’agit pas de la même manière sur tout le monde ?

Une question de plaisir

Je vous mets au défi de manger ce que vous préférerez matin, midi et soir. Je parie qu’il n’y en a pas pour long pour que vous vous en lassiez. Manger toujours la même chose, même si c’est ce que vous aimez le plus au monde, aura comme effet de vous faire perdre le plaisir. Or cette notion est essentielle ici comme à tous les niveaux si nous voulons que notre vie s’épanouisse.

Une question de diversité mais pas que

L’équilibre trouvera sa vertu dans l’association de saveurs, de composition nutritionnelle, de couleurs, d’odeurs, de chaud, de froid comme d’ambiance. Manger ce que l’on aime quand on vit un stress n’aura certainement pas le même impact que manger ce même mets dans un cadre et une ambiance chaleureuse.

Une question de paix

Mon expérience m’a appris que faire la paix avec la nourriture, en lui redonnant sa place, celle de l’énergie qu’elle donne, du plaisir qu’elle offre, des liens qu’elles créent, de la créativité qu’elle permet apporte le pouvoir, celui d’être qui nous sommes.

La nourriture, tout un symbole

Cette (re) prise de pouvoir  est un acte social, qui s’inscrit dans l’histoire familiale, et culturelle et impose nos valeurs. Elle parle à la fois de l’identité individuelle comme collective. Et manger seulement sous l’angle nutritionnel apporte bien souvent déséquilibre et mal-être. Nous mangeons des aliments porteurs d’affects qui symbolisent ce que nous sommes. Manger en conscience participe d’une meilleure connaissance de soi. Une meilleure connaissance de soi participe de l’expansion de l’être.

*ce qu’il est vraiment, ce qui fait ce qu’il est

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